Loïc Varnet

Pendant cette situation inédite, la vie du centre est au ralenti. Pourtant, la période reste propice au travail et à l’anticipation. Explications avec Loïc Varnet, notre directeur général.

CCF : Bonjour Loïc ! Comment vas-tu ?
Loïc Varnet : Pour ce qui me concerne, tout va bien, je suis sauf, ma famille aussi et j’habite la campagne, ce qui facilite grandement le confinement.
Si on considère l’aspect positif des choses , on peut considérer que c’est un luxe que de pouvoir rompre avec des rythmes de travail toujours denses, prendre du recul et donner du sens à nos engagements. Après, il nous faut par dessus tout, avoir une pensée pour tous ces gens qui souffrent ainsi que  tous les soignants qui prennent sur eux pour que la période se passe la moins mal possible.  

“Vouloir trop courir en imaginant combler un quelconque retard serait une très mauvaise idée…”

Loïc Varnet à propos de la fin de saison

Comment se déroule la vie du centre actuellement, entre les salariés et les coureurs à gérer ?
LV : Le concept du centre de formation est basé sur l’unité de lieu et le service de proximité – du coup là, tout s’écroule…Bref, les coureurs sont rentrés auprès de leurs familles, ils entretiennent la condition physique tout en veillant à ne pas trop prendre de poids ; une partie du personnel est en activité partielle, d’autres sont en télétravail. En fin de compte, on s’adapte, on innove et on trouve des solutions à des choses qui paraissaient impensables. C’est une expérience improbable mais enrichissante. 

Une équipe sportive sans compétition perd un peu son sens, comment garde-t-on des objectifs pendant cette période ? 
La situation est cruelle pour les coureurs car sportivement la période d’interruption est perdue et ne se rattrapera pas. Heureusement, il reste la scolarité et certains auront prochainement des examens. Cela permet de mieux appréhender cette période pleine de doutes. 

A la fin du confinement, on risque d’avoir un calendrier sportif chargé. A quoi t’attends-tu ?
Pour le moment, on n’est sûr de rien du tout et je sais que nos fédérations de tutelle œuvrent sans compter pour que le sport reprenne ses droits dès que possible. Nous attendons donc et dès que nous en aurons l’opportunité nous veillerons à re-construire une programmation en veillant à ce que les enjeux de performance demeurent notre seul guide. Vouloir trop courir en imaginant combler un quelconque retard serait une très mauvaise idée… 

“Notre campagne de recrutement est calée sur le calendrier scolaire et notre groupe 2021 sera dès septembre prochain sur site”.

Loïc Varnet à propos de notre effectif 2021

CCF a connu un bon début de saison. Que serait pour toi l’essentiel maintenant pour le centre ?
Reprendre nos fondamentaux et ne pas se laisser submerger par des considérations parasites et extra-sportives. 

Nous sommes fin avril et c’est une période où nous lançons notre recrutement. Pourquoi à cette période et comment les jeunes cyclistes peuvent postuler ?
LV : Notre campagne de recrutement est calée sur le calendrier scolaire et notre groupe 2021 sera dès septembre prochain sur site – il nous faut donc anticiper. De fait, cette interruption d’activité rompt nos habitudes et repères et nous pousse à composer différemment. Fort heureusement, les recrues de l’année N font souvent l’objet de contacts et échanges bien antérieurs et nous pouvons aussi compter sur un large réseau d’observateurs qui nous alerte toujours volontiers lorsqu’ils perçoivent des profils de coureurs intéressants 

Avec tout cela, finalement a-t-on déjà le regard tourné vers 2021 au risque de mettre un peu entre parenthèse 2020?
LV : L’anticipation est constante dans le sport. Bien évidemment, nous œuvrons collectivement sur ce que sera le jour d’après, la saison d’après ou plus encore. Il y a fort à parier d’ailleurs que la prochaine saison – qui sera notre vingtième et fêtée comme il se doit le 09 janvier prochain – ne ressemblera à aucune autre et que nous poursuivrons notre déploiement pour toujours mieux servir les champions de demain.

Batidiam vous protège

Partenaire du centre depuis plusieurs saisons, Bati Diam est une entreprise basée en Isère. Spécialiste en négoce d’outils diamantés, abrasifs et machines au service des professionnels du BTP et de l’Industrie, l’entreprise vend également des lunettes de protection et visières, gels et lingettes, gants et masques. Du matériel qui pourrait vous être utile à la sortie du confinement. Ils nous font confiance et on ne peut que les recommander !

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