Passé par Chambéry CF entre 2004 et 2005, Emmanuel Barth est aujourd’hui journaliste sur Bein Sport.

Emmanuel, que retiens-tu de ton passage à CCF ? 

Il ne me reste que de bons souvenirs, ceux de l’apprentissage du haut-niveau dans une structure qui était déjà très développée par son mode de fonctionnement et son professionnalisme. Le fait d’être sur le même lieu d’habitation avec les anciens coureurs permet de partager des moments de vie en dehors du vélo. Il y a une vrai possibilité de suivre des études et le sport de haut-niveau. Ce double projet n’est pas toujours simple mais c’est possible.

Quel a été ton parcours depuis ton départ ?

Après l’arrêt du vélo, j’ai intégré une école de radio. Au bout d’un an, j’ai trouvé un stage à RTL puis j’ai ensuite travaillé comme pigiste pour la radio RTL-L’équipe. J’ai appris le métier pendant cinq ans, en collaborant également toujours comm pigiste pour Eurosport et Orange Sport. Depuis 2012, et le lancement de la chaine, je suis journaliste pour Bein Sport.

Comment c’est passé le changement de vie ? 

Plutôt bien malgré une longue carrière dans le vélo. Cela a été un changement de vie radical puisque je suis passé de la campagne à la vie parisienne. On change de mode de vie. J’ai surtout eu la chance d’être reversé dans le monde professionnel rapidement. Avoir été un coureur avant, sportif de haut-niveau, m’a permis d’intégrer une rédaction sur de grandes courses. Il a fallut tout de même que je m’ouvre à d’autres sports comme le foot. 

Quels conseils donnerais-tu aux coureurs actuels du CCF ?

Il faut qu’ils mesurent vraiment, et prennent conscience, de la qualité de la structure dans laquelle ils sont, avec un fonctionnement solide. Ils ont tout pour réussir. Ils doivent se rendre compte de cette chance et qu’ils ne la laissent pas passer. Ailleurs, l’environnement est souvent différent. Ici, ils peuvent s’offrir un avenir. 

Quels sont tes projets futurs ? 

Je souhaite continuer d’évoluer dans mon métier, je me fixe de nouveaux challenges et pourquoi pas une émission à ma charge. Je vais être prochainement associé à un grand événement, qu’est la coupe du monde de football. J’aimerais par la suite retrouver le plaisir de commenter le cyclisme. Chose que je n’ai pas faite depuis deux ans.

Justement, quand tu commentes du cyclisme, quel regarde portes-tu ? 

J’ai encore des souvenirs partagés avec des coureurs qui sont encore dans le peloton d’aujourd’hui même si je garde une certaine distance pour mon analyse. Je sais surtout à quel point c’est difficile d’être coureur professionnel. Cycliste, c’est déjà un athlète hors-normes. Je garde cela à l’esprit. Il ne faut pas banaliser ce qu’ils font, ne pas critiquer et juger top rapidement. 

Propos recueillis en Janvier 2018.

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