En août 2016, Victor Tournieroux levait les bras à l’Estivale Bretonne. Photo : Olivia Nieto.

Passé par CCF de 2015 à 2017, Victor Tournieroux est aujourd’hui professeur des écoles en Gironde. Rencontre.

Victor, que retiens-tu de ton passage à CCF ?
CCF c’est un super souvenir, les meilleurs souvenirs de ma jeunesse même. Ça a été une super expérience en général, notamment pour démarrer ma vie et sortir du cocon familial. Ce qui était génial, c’est que l’on n’était pas seul, et on avait un bon groupe, avec une très bonne ambiance, ce qui s’est resenti dans les résultats.

Quel a été ton parcours depuis ton départ de CCF ?
J’ai terminé ma Licence STAPS sur Chambéry, et j’ai poursuivi sur un Master 1 à Grenoble. Ensuite, j’ai refait un Master 1 MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) sur Bordeaux et obtenu monconcours de professeur de écoles. L’année dernière j’étais stagiaire et cette année je suis passé titulaire, donc fini les visites et les pressions !

Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de devenir professeur des écoles ?
J’ai toujours aimé l’école et les études. J’avais cette envie de transmettre avec pédagogie. À l’époque, je voulais entraîner les jeunes. Je me souviens même que j’étais aller voir Léo Peters (alors entraîneur à Chambéry CC, N.D.L.R), pour voir un peu le rapport qu’il avait avec les coureurs. Du coup j’ai tenté le CRPE (Concours de Recrutement de Professeur des Écoles), et ça a marché du premier coup, alors c’était top !

Le changement de vie après ton passage à CCF n’a-t-il pas été trop difficile ?
C’était pas évident, d’autant plus que l’on avait un très bon groupe: Aurélien Paret-Peintre, Benoît Cosnefroy, ou encore Nans Peters. Difficile de quitter cette bonne ambiance. Ça a été un gros changement, mais je ne regrette rien, et je n’échangerai en rien mon parcours. Puis je supporte les gars de loin, je sais les sacrifices qu’ils font, et les suivre ça me permet de rester raccroché au vélo. Et quand on le peut, on se voit de temps en temps !

Et le vélo dans tout ça ?
Je continue le vélo pour le plaisir, mais pas que, j’aime le sport en général. Mais rien ne me dit que je ne reprendrai pas une licence un jour. Ce qui me manque en particulier c’est de retourner sur les compétitions.

Quels sont tes projets futurs ?
Je m’installe sur Bordeaux pour l’instant. Je mène ma petite vie de professeur avec ma classe. Mais j’aime toujours autant le milieu sportif, donc pourquoi pas dans l’avenir avoir une double casquette et entraîner des jeunes.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes actuellement au centre ?
Essayer de ne pas se prendre la tête, mais de faire le maximum pour réussir, être sérieux le plus possible car c’est un métier exigeant. Profiter de votre jeunesse et de Chambéry. Quand ils en sortiront ils verront que ce sont les meilleures années. C’est compliqué de dire quel métier on va faire, hormis coureur pro, quand on est à CCF. Il ne faut pas délaisser les études, on n’est pas à l’abri d’une blessure ou autre. Il faut avoir une base solide à côté, et profiter de l’aménagement qui leur est offert en tant que sportif de haut niveau. Pas beaucoup de structure propose cela.

Interview réalisée en novembre 2019

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